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L’huilerie

L’huilerie du Chambon

L’origine des moulins est obscure.
L’invention de la meule remonte à la plus haute antiquité. Une grande

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Le colza

pierre plate servait pour étaler les grains de blé, une petite pierre ronde tenue à la main pour les écraser.
Les moulins à eau apparurent probablement 2 siècles avant notre ère. Les Romains imaginèrent de les placer près des rivières et de faire tourner les meules en utilisant la force du courant par l’intermédiaire de grosses roues.
Un moulin à eau se compose de trois parties :
la roue
la vantellerie
le bief.
La roue peut-être en dessous (ou roue à palettes ou à aubes) ; elle tourne par la seule poussée du courant.
La roue en dessus (ou roue à augets ou à pots) est mue par le poids de l’eau emplissant les bacs. Le rendement est plus important.
La vantellerie : est l’ensemble des vannes qui donne au meunier la possibilité de régler le niveau de l’eau afin d’obtenir le maximum de la force motrice.
Le cours d’eau en amont s’appelle le bief. Il faisait l’objet de soins constants de la part du meunier.
La récolte du colza se faisait en juin ou juillet. Puis il était mis à sécher en faisceau une bonne dizaine de jours.
Ensuite venait le battage pour séparer la graine du reste de la plante.
Frappées avec des bâtons, les graines étaient recueillies dans des grands tissus appelés "chière".

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A ce moment là le grain pouvait être "charrié" jusqu’au "ventadou".
Cette machine, entièrement manuelle, servait à isoler le grain des déchets restants.
On versait le contenu de la "chière" dans une sorte d’entonnoir. Le tout était tamisé par trois grilles au maillage de plus en plus fin jusqu’à n’avoir que le grain sous la troisième grille.
Tous les déchets était expulsés vers l’extérieur par un système de ventilation.

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La meule à écraser

Le grain ainsi nettoyé était d’abord broyé par une grosse meule actionnée par la turbine à eau.
Après on faisait chauffer ce mélange, et une fois que le meunier jugeait que la chauffe était suffisante, on déposait le tout dans des sacs en toile de jute.
Ces sacs étaient déposés dans le pressoir pour extraire l’huile, la jute jouant le rôle de filtre. Il fallait environ 3 kilos de graines pour faire un litre d’huile.
L’huile ainsi obtenue était mise en bonbonne, les sacs étaient réutilisés, et leur contenu, aussi appelé tourteau, était soit récupéré par le paysan, soit par le meunier ; cela servait alors de paiement.

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le tourteau

Les tourteaux étaient ensuite vendus dans les fermes, ou mélangés à de l’eau et du son, ils servaient alors de nourriture aux vaches.
Aujourd’hui le moulin est devenu une maison d’habitation et la culture du colza a complètement disparu de notre vallée.


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