logo Annonay Rhône Agglo

Le charron

Le charron

JPEG - 124.7 ko
atelier de charron

A partir du moment où l’homme a utilisé la roue pour construire des véhicules, il y a eu des charrons. Ce métier existe probablement depuis plus de 4000 ans.
Les premiers carrosses sont apparus au Moyen-Age. Les charrons faisaient partie de la corporation des "entrepreneurs de carrosses, coches, chariots, litières, brancards, calèches". Le statut de charron est officiellement reconnu en 1658 par Louis XIV.
L’âge d’or de ce métier s’est étalé sur plusieurs siècles. Il fallait un savoir-faire très grand, acquis pendant plusieurs années de compagnonnage, puis ensuite encore plusieurs années de pratique.
Le charron a suivi l’essor du monde rural, jusqu’au milieu du XXème siècle.

JPEG - 71.8 ko
roue de charette
Assemblage d’une roue

Jusqu’à la dernière guerre, la charrette tirée par les chevaux, voire par les bœufs était encore présente dans les campagnes. Si on y ajoute les tombereaux et autres véhicules hippomobiles, ainsi que les réparations diverses, il y avait du travail pour le charron du village.
Celui de Vocance s’appelait Mr Bourgeat.
A l’aide de différentes scies, le charron va débiter les arbres en planches, longerons et traverses de différentes tailles. Les longerons, taillés dans un seul arbre et long de sept à huit mètres, constituent la base de toute charrette ; ce sont eux qui porteront la charge allant jusqu’à plusieurs tonnes. Leur extrémités, sur deux mètres, est arrondie à la plane pour former les brancards où viendra prendre place l’animal tracteur, cheval ou bœuf. La plane est un outil tranchant à deux poignées qui travaille comme un rabot ; par le passé, c’était un outil très utilisé. Le châssis de la charrette, constitué de planches, était entièrement assemblé par tenons et mortaises.
Le charron fabriquait aussi des chariots, des jardinières et des brouettes en bois. Il réparait ce matériel lorsqu’il cassait
Les outils utilisés sont connus de tous les menuisiers : compas, vilebrequin, gouge et ciseaux à bois.

JPEG - 62.7 ko
Le moyeu
Travail du moyeu de la roue

Le travail le plus délicat était la fabrication des roues. Le moyeu de la roue, en orme, était dégrossi à la hachette et fini au ciseau à bois ; le trou de l’axe était fait au moyen de tarières. Les rayons (plus souvent appelés rais) en chêne étaient ajustés à la plane. La jante était constituée de plusieurs parties (en nombre impair pour la solidité de l’ensemble) découpées dans des planches d’un dizaine de centimètres d’épaisseur. Chacune de ces parties recevait deux rayons.
Quand le charron n’avait pas de forge, il se rendait ensuite chez le forgeron pour cercler les roues. Ce travail était très délicat et devait être fait avec rapidité (pour ne pas brûler le bois) et précision (pour la solidité).
Pour déterminer la longueur du cercle, le charron se servait du calibre.

info portfolio


faire une remarque sur le contenu de cette page

Haut de page | Accueil | WebmasterPlan du site | Espace privé | Informations légales | Aide | Annonay Rhône Agglo |

    

MAIRIE DE VOCANCE - Hotel de ville - 07690 Vocance
Tél. : 04 75 34 62 45 - Fax : 04 75 34 62 45

     RSSVocance